COMMUNIQUE
Outre les deux décès précédemment annoncés par le Gouvernement Tibétain en exil, ce sont deux autres moines, dont un nommé Ngawang Sundrap, ayant entamé une grève de la faim, qui sont décédés dans des circonstances non-expliquées. Cinq moniales blessées par balle lors des manifestations à lintérieur de la prison sont également décédées. Lune dentre elles, Tashi Lhamo est décédée le 7 juin dernier. Selon des témoins, son corps était "gonflé" par les coups. Les autorités chinoises ont annoncé aux détenus que ces jeunes femmes sétaient suicidées. Plusieurs de ces prisonniers ont alors de nouveau manifesté, refusant dadmettre la thèse officielle de ces décès. Trois nonnes sont depuis placées en cellule disolement et soumises à des tortures quotidiennes. Il sagit de Ngawang Sangdrol, condamnée à 18 ans demprisonnement, de Ngawang Choezom, condamnée à 11 ans et de Ngawang Tenzin, condamnée à 10 ans. Dans une lettre parvenue en 1997 à la famille de Ngawang Sangdrol, celle-ci écrivait : Je ne regrette pas ce que je fais, ceci est mon destin..." Ngawang Sangdrol est un symbole pour nombre de défenseurs des droits de lhomme au Tibet. La jeune femme, agée aujourdhui de 23 ans et qui manifeste depuis lâge de 10 ans, est libérable en 2011. Le C.S.P.T est particulièrement sensible à cette situation intolérable et mène depuis de longues années une campagne de sensibilisation en faveur de la jeune religieuse. Plus de 5000 cartes postales à son effigie avaient été adressées à lElysée, et son cas avait été évoqué par les autorités françaises, lors du dernier voyage du Président Chirac à Pékin. Plus de trente musiciens dont Yves Duteil, Florent Pagny, Barbara, ou I Muvrini avaient signé un appel pour sa libération. Aujourdhui, le C.S.P.T craint quune "purification" ne soit en cours au sein même de la prison n°1 de Lhassa, et que les autorités chinoises éliminent de façon délibérée les plus tenaces de ses opposants. |
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