Cette page a
été crée suite à mon interpellation en Novembre 1998. La procédure
est toujours en cours et mon matériel informatique est toujours dans les
locaux de la D.N.A.T
Salute a Tutti, Bonjour à tous,
Suite aux courriers reçus
et à la conversation contenue le news-group news://news.wanadoo.fr/soc.culture.breton, je vais vous informer
sur ce qui m'est arrivé le Mardi 10 novembre 1998.
Suite à la création
d'un site de soutien à tous les prisonniers politiques Corses en Mai 1998, j'ai été
interpellé à titre de "témoin" (sic!) dans l'affaire Erignac,
Lorenzoni et Acquaviva, ce qui n'a pas empêché la
prise de mes empreintes et la photo qui va bien !.
Interpellé donc sur commission
rogatoire du Juge Bruguiere (1338) pour assassinat et complicité
d'assassinat dans l'Affaire Erignac !
Ce site je l'ai fait pour
dénoncer un certain nombre de choses qui me paraissaient en totale contradiction avec un
Etat dit démocratique comme la France : Les rafles successives et médiatisées de
militants, sympathisants nationalistes, de leurs femmes et parfois de leurs enfants. Les
arrestations coup de poing dès 6 heures du matin avec les caméras de TV en guise de
témoin du nouvel Etat de droit. Les droits élémentaires étaient bafoués et à l'heure
actuelle la ligue internationale des droits de l'homme et Amnesty International sont en
train de monter des dossiers pour dénoncer les arrestations abusives dont sont
victimes un certain nombre de personnes en Corse.
Ce site est la pâle copie
de communiqués officiels, d'articles de presse et de photos parus légalement dans la
Presse nationale et régionale. Il n'y a aucun avis personnel et aucun texte en
contradiction avec la loi française. Tous les documents du site sont disponibles
dans la presse Française et Corse. Les lettres des prisonniers "politiques"
m'ont été envoyé par Internet après leur publication dans les quotidiens régionaux ou
hebdomadaires "nationalistes". Il n'y a aucune organisation politique derrière
ce site, il est né d'une initiative personnelle, gratuite et libre d'accès.
La pétition qui regroupe
un peu plus de 700 signataires est tout à fait légale dans la constitution Française,
vu que le "droit de pétition" fait partie intégrante de la constitution
Française. Les comités de soutiens internationaux (Américains, Basques, Français...)
sont de la propre initiative des personnes signataires. Les dessins humoristiques sont
pris dans la presse avec l'accord des dessinateurs.
Pour en revenir avec mon
interpellation : Le 10 novembre 1998, à 8h15, 4 policiers de l'anti-terrorisme et de la
répression informatique se sont présentés à mon domicile avec une commission rogatoire(Assassinat
et complicité d'assassinat) du juge spécialisé dans l'affaire Erignac. Ils ont perquisitionné mon domicile (le
"local" informatique) et saisi mes deux ordinateurs qui comportaient en plus du
site, quinze ans de recherche personnelle sur l'histoire de la corse, mes photos et tout
mon courrier Internet. Cette saisie a été effectuée dans le but de vérifier la
présence ou non de documents "interdits". J'ai été relâché dès 22h30
le même jour. Mes ordinateurs ont été transférés à Paris pour y être examinés et
j'attends une réponse du juge pouvant mener à une restitution de matériel, ou à une
convocation à paris pour y être de nouveau entendu dans une nouvelle garde à vue.
Je ne suis ni militant, ni
sympathisant d'aucune organisation politique, ni clandestine, j'ai mes propres idées, je
ne rejette aucun combattant nationaliste, qu'il choisisse la forme légale ou illégale de
la lutte de Libération Nationale. Je suis nationaliste, indépendantiste et
démocrate, je suis contre la violence politique gratuite et non légitime. J'attends de
l'Etat Français l'application "des droits des Peuples à disposer
d'eux-mêmes", un peu plus de démocratie et surtout une mise hors d'état de nuire
du système politico-mafieux qui règne en Corse.
Mon site est toujours
accessible "on line" du fait de la "non censure" de l'Etat qui
pourrait être mal interprétée si médiatisation il y avait. Les signatures de la pétition arrivent toujours normalement dans ma
boite émail. Le site est sous surveillance ainsi que mon courrier, ceci dans le but de
vérifier que des messages "interdits" n'arrivent pas dans ma boite émail.
Je ne peux plus mettre à
jour mon site, ni avoir de conversation icq ou autre pour le moment. J'utilise
aujourd'hui exceptionnellement un P.C. de prêt pour répondre à ce courrier et mettre
une dernière fois le site à jour.
Le but de mon
interpellation en tant que "témoin" (14 heures de garde à vue) est très flou.
En fait, pour le moment il en résulte une sorte de censure non officielle au niveau de la
mise à jour du site, vu la saisie de mon matériel informatique. Pour continuer à
défendre les prisonniers politiques corses, il faudrait que je m'offre un autre pc.
J'attends le bon vouloir
du juge et ma liberté ne tient qu'à la "découverte" d'informations
"interdites".... A savoir tout et rien... En ce moment en Corse, les arrestations et les confiscations d'ordinateurs
vont bon train (La Fameuse piste informatique après celle des agriculteurs !!!).
Personne ne sait
exactement ce que recherche l'Etat, mis à part arrêter tout le monde, pour l'heure nous
sommes dans le flou artistique. Pour le moment je vous conseillerai vu la saisi de mon
matériel et donc la possibilité d'apparaître dans mon carnet d'adresse, d'éviter de
m'écrire et de vous connecter sur le site... Ne sachant pas si la loi autorise ce genre
de site politiquement "humanitaire", ne vous mettez pas hors la loi...
Anthony Simonpoli
LIBERTA PER TUTTI I PATRIOTTI
INCARCERATI
|